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Chez la femme il existe deux grands types d'incontinence urinaire.
L'incontinence urinaire d'effort
Elle se caractérise par la survenue de fuites lors d'efforts augmentant la pression dans la cavité abdominale (activités sportives, toux, éternuement, changement de position, marche). Il peut s'agir de quelques gouttes d'urines perdues ou de fuites en jet pouvant être importantes.
L'incontinence d'effort est liée à un défaut de soutien de l'urètre qui ne peut plus assurer sa fonction d'étanchéité et/ou à une déficience du sphincter urinaire.
Les causes sont :
- Les conséquences des grossesses et des accouchements fragilisant le périnée
- L'âge et la carence hormonale liée à la ménopause fragilisant les tissus Les efforts de poussée abdominale répétés sollicitant le périnée (toux chronique, constipation, pratique de sports à risques tels que l'athlétisme, le volley-ball, le sport de combat, l'aérobic intensif)
- L'exercice de professions exposant au port de charges lourdes
- L'obésité
Cette incontinence représente 40% des incontinences urinaires féminines.
Prise en charge
Des exercices du périnée permettent souvent d'améliorer le contrôle de la vessie. C'est pourquoi ce type de kinésithérapie est généralement considéré comme le premier traitement contre l'incontinence d'effort. En fait, on peut améliorer, voire soigner, jusqu'à 70 % des incontinences légeres à modérées en effectuant régulièrement et correctement des exercices du plancher pelvien pendant 3 à 6 mois. Mais n'oubliez pas qu'il vous faudra continuer ces exercices pour en prolonger les effets. Ces exercices permettent de rétablir le contrôle des muscles qui maintiennent l'urètre fermé. Il n'est jamais trop tard pour commencer. Même si vous avez 70 ou 80 ans, vous pouvez améliorer votre contrôle sur ces muscles.
Un spécialiste peut recommander des techniques telles que le biofeedback et la stimulation électrique pour permettre d'effectuer ces exercices correctement.
Dispositifs médicaux
Si la kinésithérapie échoue, le médecin peut envisager d'autres options. L'insertion d'un cathéter avec une poche de drainage portable peut être une solution temporaire, notamment si votre incontinence résulte d'une intervention chirurgicale dont vous vous rétablissez.
Les solutions les plus courantes pour l'incontinence sont les protections absorbantes pour fuites urinaires. Elles sont spécialement conçues pour offrir une protection contre les fuites urinaires et les odeurs, il en existe toute une gamme de tailles et de niveaux d'absorption différents.
Médicaments et intervention chirurgicale
Dans certains pays, il existe des médicaments délivrés sur ordonnance pour traiter l'incontinence d'effort et, dans certains cas, votre urologue ou urogynécologue peut envisager des interventions chirurgicales. Pour plus de détails, il est préférable de consulter un spécialiste de l'incontinence ou un urologue.
L'incontinence urinaire par "urgenturie"
Ce terme désigne des envies d'uriner urgentes, irrépressibles, qui ne peuvent être différées et qui entraînent une fuite urinaire. Ces envies peuvent survenir de manière inopinée ou à la suite de stimulations telles que immersion des mains dans l'eau, bruit de robinet qui coule, contact avec le froid...Cette incontinence s'accompagne souvent d'envies fréquentes d'uriner (plus de 7 fois par jour, plus d'une fois par nuit).
Ce type d'incontinence est lié à la survenue de contractions vésicales involontaires qu'il n'est pas possible de maîtriser. Toutes les maladies irritant la vessie (cystites par exemple) mais aussi les maladies neurologiques touchant les voies nerveuses commandant le fonctionnement vésico-sphinctérien (sclérose en plaques, maladie de Parkinson) peuvent en être l'origine. Mais le plus souvent l'incontinence par "urgenturie" est sans cause.
Cette incontinence représente 20% des incontinences urinaires féminines et voit sa fréquence augmenter avec l'âge.
Ces deux types d'incontinence urinaire peuvent être associées définissant l'incontinence urinaire mixte qui représente 40% des incontinences urinaires de la femme.
A côté de ces grandes classes d'incontinence existent des causes moins fréquentes : incontinence par regorgement, fistules vésico-vaginales, abouchement ectopique d'un uretère.
Prise en charge
Lorsque vous avez ce besoin soudain, vous n'avez vraiment pas envie de devoir faire une course d'obstacles ou de vous débattre avec vos vêtements. Alors assurez-vous de pouvoir accéder facilement aux toilettes et évitez de porter des vêtements difficiles à retirer, avec des fermetures peu pratiques. Un petit conseil : porter une salopette n'est probablement pas une bonne idée !
Avec ce type d'incontinence, il faut essayer de rééduquer la vessie, ce qui peut fonctionner dans 50 % des cas. Vous encouragez ainsi votre vessie à retenir de plus grandes quantités d'urine plus longtemps et vous urinez moins souvent. Pour cela, retenez-vous le plus longtemps possible afin que votre vessie cesse « d'exagérer » la sensation de besoin d'uriner alors qu'elle n'est qu'à moitié pleine. Avec le temps, cet exercice sera de plus en plus facile.
Les exercices du plancher pelvien sont le plus souvent utilisés pour l'incontinence d'effort mais s'avèrent utiles dans certains cas d'incontinence par impériosité.
Dispositifs médicaux
Si la rééducation de la vessie n'est pas appropriée, d'autres traitements existent. L'insertion d'un cathéter avec une poche de drainage portable peut être une solution temporaire, notamment si votre incontinence résulte d'une intervention chirurgicale dont vous vous rétablissez.
Les dispositifs médicaux les plus courants sont les protections absorbantes pour fuites urinaires. Elles sont spécialement conçues pour offrir une protection contre les fuites urinaires et les odeurs, il en exsite toute une gamme de tailles et de niveaux d'absorption différents.
Médicaments et intervention chirurgicale
L'incontinence par impériosité est parfois appelée vessie hyperactive. S'il existe des médicaments permettant de réduire cette hyperactivité, les solutions chirurgicales sont rares. Pour en savoir plus sur les médicaments disponibles, il est préférable de consulter un spécialiste de l'incontinence ou un urologue.
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